Sans titre (6)

La nourriture et l’alimentation – épisode 1

J’ai été depuis l’âge de 7 ans, au régime une grande partie de ma vie. C’est donc un sujet que je ne pouvais mettre sous cloche ! J’ai envie de vous partager mes découvertes, mes interrogations, mes recherches… les rencontres que j’ai faites à travers cette expérience sur ma relation à la nourriture.

Je ne peux pas dire que j’ai été boulimique, en revanche oui très clairement j’ai connu des phases anorexiques et boulimiques, sans jamais me faire vomir ! non trop peu pour moi… je suis trop gourmande pour cela, je crois. J’ai beaucoup maltraité mon corps, c’est certain. J’ai testé je pense tous les régimes qui ont pu sortir en commençant par le sacro saint W.W. dont je n’ai même pas envie de donner le nom ici car à l’âge de 7 ans, se faire peser sur une balance à grains (oui celle qui comporte des poids et que l’on trouve dans les fermes par exemple…) devant tout le monde et t’entendre dire “c’est pas bien ! tu n’as rien perdu cette semaine, donc tu n’auras pas de bon point !” devant tout le monde… la honte !!! 

Mon âme rebelle s’est alors régalée : je faisais exprès de passer à la boulangerie acheter 10 francs de bonbons Haribot régulièrement que je partageais avec mes copains, pour mettre ce satané régime en échec et ça fonctionnait !!! Lol… C’était sans compter que juste avant, le médecin généraliste m’avait mis sous Isoméride… un coupe faim qui a fait des morts. Heureusement que mon corps n’a pas supporté cet amphétamine : je ne dormais plus. Ma mère n’en pouvait plus… déjà que j’étais très active sans ce truc là c’était devenu infernal. Donc ils m’ont fait arrêter cette m……. ! Ouffffffffff.

Aujourd’hui, la relation entre la nourriture, le psychisme et l’émotionnel est enfin reconnue. Il n’y a pas seulement ce qui se passe dans l’assiette qui compte dans notre prise de poids. Il y a tout le reste… et quand je dis tout, je ne sais pas moi-même ce que j’y inclus, tellement les données évoluent sur ces sujets. L’important, il me semble c’est de se rapprocher de ce qui nous semble être le plus serein pour soi. C’est la raison pour laquelle, je ne souhaite plus rentrer dans aucune méthode, aucun régime, bon pas bon… etc. Comme le dirait Marion Kaplan, célèbre naturopathe “élève” du Dr Kousmine, il y a autant de régime alimentaire que d’Etre Humain car nous avons tous un microbiote unique, donc comment dans ce cas, modéliser un régime pour un panel de personnes ?

Le microbiote, vaste sujet auquel je vais consacrer un article complet. Peut-être même un podcast en interviewant justement Marion qui est intarissable sur le sujet. Oui car, comme vous avez peut-être pu le voir, j’ai mis en place des podcasts. Mon objectif est de faire des entretiens avec des personnes inspirantes, là encore sur des sujets variés. J’aime cette fluidité de pouvoir aller dans tous les horizons qui s’offrent à nous. L’important étant l’humain en face de nous, non sa carte de visite.

Quand on parle nourriture ou alimentation, nous arrivons de suite sur des dogmes ou des écoles qui peuvent être aux opposés. Bien sûr le lobbying des industriels n’est pas étranger à tout cela. Alors sans attaquer personne, tentons de nous faire notre propre discernement dans toute cette jungle alimentaire.

BIO, agriculture raisonnée, de saison, empreinte carbone, sans pesticides ? comment s’y retrouver ? comment éduquer ceux qui n’y connaissent rien, qui ne s’y intéressent pas, qui ont de habitudes et pour qui, le seul élément qui pèsent dans le choix, c’est le ticket de caisse ? sans stigmatiser bien sûr, et encore moins culpabiliser… Quand tu as 3 gamins en bas âge à nourrir et qu’il n’y a qu’un salaire qui rentre c’est vite vu ! Est-ce réellement le cas ? Ne peut-on pas démontrer que l’alimentation que l’on peut trouver ailleurs qu’en grande surface n’est finalement pas plus chère ? Certes, c’est un fonctionnement différent. Il faut très souvent, faire deux ou trois lieux pour trouver son plein de courses plutôt qu’un seul. Mais objectivement, c’est un acte citoyen que d’acheter ses produits directement aux producteurs du coin, nous faisons vivre alors notre économie locale. Très souvent, ces producteurs sont passionnés par ce qu’ils font et sont aussi pédagogues avec nous. Nous en ressortant nourris avant même d’avoir mis quoique ce soit dans notre bouche. 

N’est ce pas non plus notre rôle de parents d’éduquer autrement que ce que nous avons reçu ? Osons changer nos habitudes, cela commence déjà par oser regarder ce qui ne convient pas dans notre panier de courses… Qu’en pensez-vous ?

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